Cercle de pratique de Mouvement Authentique
Fermer les yeux, entrer dans l’espace, s’accorder un temps d’écoute de ce qui est présent et laisser le mouvement émerger dans l’instant, en présence d’un regard témoin.
La pratique invite à nous ouvrir à l’inconnu dans un cadre doux et soutenant et à apprendre à travers nos perceptions à être témoin de soi et de l’autre sans autre intention que d’être présent·e.

Toutes les semaines paires, les mardis à partir du 15 sept. de 19h à 21h à l’espace Synergie hors vacances scolaires – engagement sur l’année.
Tarif : adhésion à 10€ à Rapprochées + adhésion 5€ à 10€ à Les Arts en Sye (soutien au lieu).
Le mouvement authentique est une approche psycho-corporelle au cadre simple. Il s’agit de se mettre en mouvement les yeux fermés en suivant ses impulsions internes, en présence d’une personne témoin de son expérience. Il s’agit aussi d’être témoin de soi en présence de l’expérience de l’autre qui se laisse mouvoir.
C’est une co-écoute.
Se reconnaître en tant que personne avec son monde intérieur par l’écoute et l’expression de son corps en mouvement.
Les pratiquant·e·s témoignent de leur expérience respective dans un langage précis qui évoque les gestes, les sensations, les perceptions, les pensées, les imaginaires, … de leur expérience de mouveur·se ou de témoin, dans une écoute attentive. Il ne s’agit pas de se changer, mais d’habituer l’attention et l’écoute à se poser au-dedans et à rester en relation avec ce qui est là. De remarquer tous nos élans à comprendre, organiser, améliorer, juger, reconnaître … Et de suspendre ces réflexes avec douceur pour revenir à une relation ouverte avec soi-même.
La pratique nous invite à reconnaître nos mouvements profonds, notre singularité, et à s’offrir un espace pour détendre ce qui tend à s’organiser toujours selon nos habitudes, le laisser être une matière à écouter, à respirer, à vivre sans tenter tout de suite de l’expliquer.
« Se laisser être étrange, même à soi-même. »
Le mouvement authentique trouve ses racines dans le travail de la chorégraphe et psychothérapeute Mary Starks Whitehouse, dans les années 50 aux États-Unis. Inspirée de l’analyse Jungienne et de l’approche de l’imagination active, elle tourne son attention vers la personne qui danse en privilégiant le ressenti et en soutenant la découverte pour chacun·e de ce qui le·la meut profondément, accueillant l’émergence et la reconnaissance des mouvements inconscients.
Janet Adler donne son nom à la Discipline du Mouvement Authentique et sa forme actuelle.
Elle situe la pratique dans une dimension mystique centrée sur le développement de la conscience incarnée d’un témoin, un voyage vers un corps conscient, vers une connaissance de soi en présence de l’autre. La personne se découvre à travers son propre mouvement.
Je remercie Mandoline Whittlesey pour sa présence témoin et pour continuer de me transmettre cette pratique et de m’accompagner sur ce chemin d’apprentissage par nous-même du mystère de qui nous sommes.
